Retour accueil

PSY-EN : CAPA ACCES À LA CLASSE EXCEPTIONNELLE 2018

Déclaration de la FSU et Compte-rendu

vendredi 29 juin 2018

- Déclaration Liminaire FSU :

Quels sont les critères à remplir pour effectuer une carrière exceptionnelle ? Qu’est ce qu’une carrière exceptionnelle ? Existe t-il des psychologues « exceptionnels » ? Qui mérite de se voir attribuer un tel qualificatif ? Qu’est ce que le mérite ?

Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU ont lancé ce débat interne en réponse aux interrogations et sentiments d’incompréhension voire d’injustice exprimés par les collègues. Que faut-il faire pour se voir qualifié.e d’une telle distinction ? Comment compléter son dossier I-PROF pour se distinguer du ou de la collègue qui, jusqu’à aujourd’hui n’était pas un.e concurrent.e ?
Tous.tes les psychologues n’auront donc pas accès à la classe exceptionnelle durant leur carrière. Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU s’opposent à ces différenciations de carrière entre les collègues et sont sceptiques en ce qui concerne la notion de mérite avancée implicitement par l’administration. Comment croire que le mérite en tant qu’argument est juste et objectivement mesuré pour promouvoir ou écarter les collègues de l’accès à la classe exceptionnelle alors que les avis littéraux dont nous avons connaissance se ressemblent jusqu’à parfois être des copiés collés ou qu’ils peuvent varier de SATISFAISANT à EXCELLENT pour une même personne suivant la commission ?
La création de la classe exceptionnelle, telle qu’elle a été mise en place, crée une profonde inégalité entre les collègues : entre un.e psychologue réalisant sa carrière le plus lentement et un.e autre finissant à l’indice terminal de la classe exceptionnelle, la différence de rémunération globale pour une carrière de 37 ans est de 110 000 €, soit 250 € mensuels. Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU refusent l’idée qu’il y aurait une majorité de psychologues « de seconde zone » qui n’auraient pas les mêmes possibilités de carrière qu’une petite partie de leurs collègues. La création d’une telle hiérarchie sociale va à l’encontre de notre conception du service public. Nous considérons que c’est en améliorant les conditions de travail de base de tous.tes les psychologues : 800 élèves par secteur, la création de postes de remplaçants, une formation continue de haut niveau par exemple que le service rendu au public sera de qualité.
Actuellement, l’ancienneté dans la fonction de psychologue n’est pas prise en compte, ni les années d’exercice en éducation prioritaire avant 1990. Alors que l’affectation en EP permet l’accès au vivier 1, l’administration ne veut pas prendre en compte l’exercice en EP, écartant ainsi un grand nombre de collègues. De plus, l’objectif de dix pour cent du corps atteignant la classe exceptionnelle d’ici 2023 ne sera pas atteint si les collègues promus ne sont pas retraitables à court terme. L’attribution des avis contingentés « exceptionnel » et « très satisfaisant » doit donc porter sur les collègues retraitables.
Concernant l’accès à l’échelon spécial, recevoir la proposition la veille de la tenue de la CAPA n’aura pas facilité le travail. Pour l’accès à l’échelon spécial, la note de service privilégie dans sa rédaction la nécessité de « fluidifier » le passage. En ce sens, le ministère invite explicitement à promouvoir les collègues les plus anciens, cet échelon étant, comme la Classe exceptionnelle, construit sur un pyramidage (20 % des effectifs du grade) : l’appel à « rotation » est on ne peut plus clair. Les 2 promotions proposées posent problème : la première car elle sera perdue suite au départ en retraite du collègue, la seconde puisqu’il s’agit de la collègue la plus jeune avec pour effet une promotion bloquée pendant une dizaine d’années.

Au-delà de ces questions, la FSU revendique :
- La création de postes de psychologues surnuméraires permettant d’assurer les remplacements et les compléments de temps partiels, indispensables pour préserver la santé des collègues, actuellement mise à mal.
- De la même manière que certaines catégories de personnels, comme les enseignants référents sont réunis mensuellement, nous demandons des réunions entre psychologues EDA une fois par période.
- Pour le fonctionnement du nouveau corps nous souhaitons que Madame la rectrice autorise une réunion trimestrielle entre chaque CIO et les psychologues EDA des écoles du secteur concerné car les textes actuels mentionnent qu’il faut renforcer la coordination entre psychologues EDA et EDO au moment de la liaison école-collège.
- Que l’article 10 du projet de loi « Liberté de choisir son avenir professionnel », qui a pour conséquence la mise à disposition des PsyEN EDO et directeurs de CIO, le transfert des délégations régionales de l’ONISEP aux régions, soit supprimé et que les projets de fermeture des centres d’information et d’orientation (CIO) soient revus. Voilà 15 ans que la profession de Psy EDO/COPsy est dangereusement malmenée, il est temps que cela cesse !

- Compte rendu CAPA Classe exceptionnelle 2018 du 22 juin 2018

Après lecture des déclarations des organisations syndicales, le Rectorat répond que pour les stages hors-académie des stagiaires, les liaisons (se faisant du 2 au 10 juillet) ne sont pas encore connues mais la question est en réflexion.
M. Colson (DRH) est entièrement d’accord pour réévoquer l’impulsion de réunions EDA/EDO dans les bassins. Ceci nous permet de relancer notre demande de réunions régulières pour les EDA au sein des bassins mais également de rappeler la revendication de longue date de la FSU de faire des CIO, des « services de psychologie » réunissant psychologues des 1er et 2nd degrés au sein d’un même lieu.

Il s’agit ici de la 2nde campagne d’accès à la classe exceptionnelle prenant effet au 1er septembre 2018. Parmi les organisations syndicales, un seul élu siégeait (Hervé Becue pour le SGEN-CFDT) puisqu’il s’agissait du seul actuellement à la classe exceptionnelle. Les expert.es nommé.es par la FSU (Danièle Marteel, Yann Bonenfant, Joël Capon) et le SGEN (Ghislaine Bachimont) ont pu participer aux échanges mais, à l’issue, seuls M. Colson (DRH) et H. Becue ont pu statuer sur le projet.

Pour la promotion à la Classe exceptionnelle, 2 « viviers » sont constitués :

-  Vivier 1 (80 % des promus) : PsyEN HC ayant atteint le 3e échelon, directeurs de CIO depuis au moins 8 ans (2nd degré) et collègues ayant exercé en REP/REP+ pendant au moins 8 ans (1er degré). Dans notre académie, cela représentait 8 possibilités de promotion.

-  Vivier 2 (20 % des promus) : collègues ayant atteint le 6e échelon de la hors classe. Dans notre académie, cela représentait 2 possibilités de promotion.

Pour cette campagne 2018, 49 candidat.es ont été retenu.es par l’administration après vérification des conditions d’éligibilité.

Après avis littéral des IEN respectifs et DCIO ou adjoint au DASEN étudiés par une commission d’harmonisation académique, le Recteur attribuait une appréciation : Excellent (140 points – nombre d’avis contingenté à 20%), Très satisfaisant (90 points – nombre d’avis contingenté à 20%), Satisfaisant (40 points), Insatisfaisant (0 point – n’a pas été attribué).

Le barème pour classer les collègues est constitué de cette note ajoutée aux points d’ancienneté dans le grade.

Sur les 49 candidatures, au regard de la proportionnalité du corps (60% EDO et 40% EDA), le contingent des 10 promotions devaient se répartir ainsi : 6 promotions pour les EDO et 4 pour les EDA. Avec également une attention particulière portée à la représentation Femmes/Hommes, 9 promotions Femmes et 1 promotion Homme devaient être attribuées.

Nous intervenons sur le fait qu’un avis d’IEN porte une nouvelle fois sur une situation médicale qui n’a pas lieu d’apparaître, le Rectorat approuve notre remarque.

Dès la première campagne de promotion, puis lors du groupe de travail préalable et de cette CAPA, la FSU a porté la revendication de promouvoir les collègues les plus rapidement retraitables, ceci dans le but de créer une meilleure rotation des promotions au fil des années mais également car la notion de mérite utilisée ici semble bien subjective et porteuse d’inégalités. Hors certain.es collègues plus ancien.nes ne se situent pas dans les premiers rangs du tableau d’avancement ici présenté. M. Colson tient à mentionner le fait que l’âge ne peut être un critère unique et déterminant comme il peut davantage l’être pour l’accès à la Hors Classe (les collègues devant, grâce au PPCR, parcourir forcément leur carrière sur 2 grades). M. Colson reconnait cependant qu’une part de subjectivité réside dans la notion de mérite et il souhaite construire un outil pour davantage objectiver les évaluations. Il évoque également le fait de davantage communiquer en direction des agents. Ceci nous permet d’insister sur le fait que pour les PsyEN EDA et EDO, la candidature à la CE est automatique dans le cadre de la CAPA. Les EDA détaché.es menent une double carrière : ils ont la possibilité de postuler également en tant que PE lors des CAPD et cette candidature doit être demandée de façon explicite en ligne, à partir du dossier I-PROF 1er degré. Quel service gère cette particularité ? le DPE n’est pas en mesure de nous le dire. La procédure ne semble pas encore bien comprise tant par les agents que par l’administration.

Une liste complémentaire est également constituée en cas de perte de promotions prononcées (départ d’un collègue pour motif divers par exemple).

Lors de cette CAPA, la promotion à l’échelon spécial a également été étudié. Celui-ci permet aux agents promu.es de bénéficier d’un accès à la hors échelle A. Pour y accéder, il faut justifier de 3 ans d’ancienneté au 4ème échelon de la Classe exceptionnelle au 31.08.2018 (l’ancienneté à la Hors classe étant reprise lors du passage à la CE dans certaines mesures). L’établissement de la liste des agents s’appuie sur les avis portés par la Rectrice.

Le nombre de promotions possibles est fixé à 20% de l’effectif du grade de la classe exceptionnelle. 6 collègues (4 EDO et 2 EDA) répondant aux critères d’éligibilité, seulement 2 promotions peuvent être allouées. Les collègues sont alors présenté.es comme classé.es selon l’appréciation de la Rectrice puis, à barème égal, l’ancienneté d’échelon.

Ainsi, les 2 promotions proposées reviennent à une candidature partant en retraite (promotion perdue) et une candidature étant la plus jeune de l’échantillon (promotion bloquant la rotation pour une dizaine d’année). En ce qui concerne la première promotion, l’administration appellera l’agent pour l’avertir et sans prolongation de sa part (ce qui de nos sources est le cas), la promotion sera donnée à la candidature suivante sur le tableau d’avancement. En ce qui concerne la seconde promotion, nous rappelons nos positions ainsi que la note de service ministérielle invitant explicitement à promouvoir les collègues les plus anciens. M. Colson dit également s’être posé la question pour au final statuer sur le fait que cette proposition semble satisfaisante.

La FSU n’ayant malheureusement pas possibilité de voter les projets d’avancement à la CE et à l’échelon spécial pour cette CAPA, ceux-ci sont adoptés.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 1


SNUipp-FSU Nord - Bourse du Travail - 276 Boulevard de l’Usine - 59000 LILLE

03 20 51 29 80 - 03 20 51 32 01 - snu59@snuipp.fr

Suivez nous sur Facebook : SNUipp-FSU Nord
et sur Twitter : SNUIPPFSU59